Jeudi, je me programme deux visites de maisons typiques et magnifiques qui se trouvent dans Georgetown, sur l'île de Penang. La première est une maison chinoise dite "la maison bleue": elle a entre autre servi de décor pour certaines scènes du film "Indochine". Dommage que les photos soient interdites à l'intérieur car cette maison est très photogénique... Et dommage que la visite guidée soit faite avec une chinoise qui a un très fort accent car, avec mon anglais particulièrement médiocre, je ne comprends vraiment pas grand chose à ce qu'elle nous raconte pendant une heure!!! La seconde demeure est une maison d'une famille baba-nyonya: plus kitsch dans son style, mais tout de même superbe. Dans ces maisons, tout a été pensé dans le moindre détail et travaillé avec raffinement: les boiseries, les incrustations, les reliefs, etc... L'après-midi, je rejoins Penang Hill. Le bus me dépose en bas de cette colline, puis il me faut prendre un funiculaire très impressionnant tellement il grimpe sec, et tellement il est long (morcellé en deux tronçons d'ailleurs). Pendant la montée (qui dure une bonne vingtaine de minutes) j'ai l'occasion de sympathiser avec un jeune couple indien de Penang. Arrivés en haut, nous nous retrouvons dans un temple hindouiste: ils me convient alors à venir assister à la cérémonie qui va débuter. "Spectacle" inédit et fort intéressant pour moi! A la fin, je me retrouve donc grimmée d'un point rouge sur le front. Je vous garantie qu'avec cette marque qui prouve mon passage au temple, les indiens deviennent subitement beaucoup plus souriants et avenants avec moi! Avant de redescendre la colline, j'ai l'occasion d'assister au coucher du soleil sur Penang et sur la ville de Georgetown. En effet, cette colline nous offre un très beau panorama sur l'île. Je retombe par hasard sur une canadienne avec laquelle j'avais déjà dîné dans la jungle du Taman Negara. Nous remettons donc cela ici à Georgetown. Eh oui, le monde est petit! Vendredi, direction Langkawi. Cette île, située à 3h de ferry au nord de Penang, se trouve à la limite de la frontière thaïlandaise. J'y vais exclusivement pour profiter de la plage (car celles de Penang sont dîtes ne pas être très propres...). Eh oui, je sais: petit luxe, mais bon! Comme ça je visualiserai un peu à quoi ressemble cette île dont on m'a tant parlé! A mon arrivée, déception: il pleut!!! Je m'offre un bungalow sur la plage. Même si le ciel est couvert, il fait encore très bon, et l'eau est bien chaude. Mais la plage de Pentai Cenang n'est pas aussi paradisiaque qu'on le dit... Elle m'offre par contre un magnifique coucher de soleil. Et, par ailleurs, l'avantage de venir ici hors saison (en septembre et pendant le ramadan), est qu'il y a fort peu de touristes : c'est donc particulièrement calme et reposant! Samedi, je me décide à enfin essayer 1/2h de jet-ski. C'est inédit pour moi! Je demande donc au gars qui le loue de m'accompagner pour qu'il le conduise. Dès qu'il me laisse les commandes, je me fais paniquer. Ces engins ont une puissance que je ne soupçonnais pas! C'est particulièrement impressionnant je trouve! Mais ça m'éclate! Voilà venue l'heure de quitter l'ile de Langkawi. Car la plage, c'est bien, mais bon, pas trop longtemps!!! En attendant le ferry, je vais déjeuner dans un resto indien : un sikh se met à parler avec moi et s'installe à ma table. C'est un musicien de Kuala Lumpur qui vient jouer sur l'île. Nous ne discutons que 15 minutes, mais voilà déjà qu'il m'offre le repas!!! Ils sont comme ça les malais!... Pendant le trajet du retour vers Penang, je rencontre une australienne, Dorota, qui voyage seule. Puis celle-ci sympathise avec une canadienne, Loren, qui elle aussi voyage seule 3 mois en Asie. Le club des voyageuses "seules mais pas solitaires" va donc dîner au resto indien puis se donne RDV le lendemain... Dimanche, nous avons donc décidé d'aller visiter le jardin aux épices. Intéressant... Malheureusement, une pluie qui n'a pas l'air de vouloir s'atténuer s'abat sur l'île. Moi qui voulait absolument visiter le jardin des fruits tropicaux, me voici le bec dans l'eau!!! Nous sympathisons avec un couple tahitien qui nous ramène en voiture. La chance! Par un aussi mauvais temps, qui plus est un dimanche ou presque tout est fermé, rien de mieux à faire que de s'offrir un massage! C'est dur la vie, n'est-ce-pas? ;-) Demain je quitte la Malaisie afin de rejoindre l'Indonésie pour 30 jours... Comment se passera la transition?... Et maintenant, voici quelques réponses aux questions qui m'ont été posées, ainsi que diverses impressions: J'ai trouvé que les plantations de thé n'avaient pas spécialement d'odeur. Par contre, cela sent particulièrement bon dans la fabrique de thé! Les malaisiens ont très souvent une voiture, mais semblent ne pas avoir passé de permis de conduire! La française me disait (vrai ou faux?) qu'ils l'achètent en même temps qu'ils achètent leur voiture! Je la crois volontiers quand je vois qu'ils ne respectent pas vraiment de code de la route! Lorsqu'un piéton souhaite traverser une rue, ils ne lui laisseront pas de priorité et, au contraire, fonceront sur lui tel un papillon de nuit fonce vers la lumière!!! Qui plus est, les trottoirs n'étant pas vraiment des trottoirs (car il faut en monter et en descendre tous les 3 mètres) les piétons préfèrent donc marcher sur la route... Vous comprenez le problème?... Les malaisiens sont de véritables accrocs aux téléphones portables. A tel point qu'il est parfois difficile d'obtenir leur attention quand celle-ci est captée par leur nouveau jouet! Aux Cameron Highlands par exemple, une femme qui écrivait un sms ou jouait sur son téléphone mobile, m'a même demandé de revenir le lendemain pour venir acheter mon ticket de bus: j'ai dû insister pour qu'elle se decide à décrocher les yeux de son téléphone et me vende le billet!!! Ca vous rappelle des gens? Ils ont quasiment tous également une adresse e-mail. Ils se font donc une joie de vous la donner pour la moindre occasion! Il est donc aisé de se faire pleins d' "amis" ici! ;-)
Leçon du jour : voyager dans un pays, c'est se forger des impressions du moment qui ne seront que le reflet d'une réalité toute subjective... |